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Présentation de La Guyane Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par La Guyane   
08-04-2007

Présentation de La Guyane

L’HISTOIRE DE LA GUYANE

L’origine du nom

Le terme « Guyane » est d’origine indigène. Dans le dialecte guanao, c’est-à-dire celui de la population indienne du delta de l’Orénoque (voir ci-contre), GUAI signifierait « nom », « dénomination », YANA est une négation. D’où Guyana qui est encore le terme italien pour désigner le massif des Guyanes. « Guyane » voudrait donc dire « sans nom », « ce qu’on ne peut nommer ».La Guyane serait donc la terre « qu’on n’ose nommer », « la terre sacrée », « la maison de l’être suprême ».

A cette divinité se rattacherait la légende de l’Eldorado (le doré) qui n’est pas née d’une folle convoitise européenne, mais des superstitions indigènes. Paradoxalement, le terme de Guyane serait donc une appellation digne de cet Eden, longtemps mystérieux, paradis terrestre rêvé par les uns, enfer vert subi par les autres…

 

















Les dates importantes

  • Il y a plus de 6 000 ans, les premiers habitants d’Amazonie arrivent d’Asie orientale et sont à l’origine de la civilisation amérindienne. En Guyane, on retrouve jusqu’au cœur de la forêt des traces archéologiques de leur passage : poteries, gravures rupestres, polissoirs, etc.




  • Le 1er août 1498, Christophe Colomb pénètre dans le golfe de Paria au Venezuela après avoir longé les côtes de Guyane, mais c’est Vicente Yannez Pinzon qui les explorera deux ans plus tard.

  • En 1604, une première tentative de colonisation tourne à l’échec.
  • En 1643, un chef indien Galibi crée Cayenne (chef-lieu de la Guyane).







  • En 1656, après plus de dix tentatives de colonisation, la première mise en valeur du territoire guyanais débute avec des colons hollandais et les premiers esclaves africains.

  • En 1664, la Guyane devient territoire français… et colonie esclavagiste. Une amorce de développement permet l’exportation de roucou, indigo, coton, canne à sucre, café, vanille, bois exotiques,…

  • En 1685, Colbert, ministre de Louis XIV, promulgue le « Code Noir » qui régit les relations entre les maîtres et les esclaves.









  • En 1789, la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen est édictée (26 août). A Roura et à Remire, les esclaves se révoltent.

  • En août 1792, Les premiers déportés (prêtres réfractaires) arrivent en Guyane.

  • Le 14 juin 1794, le décret de l’abolition de l’esclavage est proclamé.
  • En 1802, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage. Une partie des noirs refusent de redevenir esclaves et s’enfuient en forêt, rejoignant les « marrons » de Guyane hollandaise (actuel Surinam) déjà installés.




  • En 1831, une loi réprimant la traite négrière est votée.

  • Le 10 juin 1848, le décret de l’abolition de l’esclavage est proclamé en Guyane. L’économie guyanaise s’effondre.
  • En 1854, la déportation de forçats vers les bagnes de Guyane est officielle. Saint-Laurent du Maroni devient le centre administratif d’un système pénal qui « accueillera » près de 70 000 hommes et femmes dont plus d’un tiers décèdera en Guyane.



  • En 1855, un premier site aurifère est découvert sur un affluent de l’Approuague. C’est le début de la ruée vers l’or. Entre 1910 et 1930, il y aura plus de 10 000 orpailleurs à la recherche de l’Eldorado dans les forêts guyanaises.




  • En 1946, la Guyane devient un département français. Le bagne est définitivement fermé.
  • En 1965, le Centre Spatial Guyanais se construit à Kourou.

  • En 1977, les premiers H’mongs arrivent en Guyane. Deux mille personnes sont regroupées sur les communes de Roura et Mana.

  • Le 24 décembre 1979, le premier lancement d’une ARIANE 1 a lieu.

  • Depuis 1982, avec les lois de décentralisation, un transfert de compétence de l’Etat vers les organisations territoriales est mis en place. Les courants migratoires s’accentuent, liés en particulier aux crises sociales et économiques du Brésil, Surinam et Haïti.

  • En 1992, le projet de parc national voit le jour.
  • En 1996, l’Académie de Guyane est créée.


De 1961 à 1999, la population guyanaise est passée de 33 000 habitants à près de 160 000.


LA GEOGRAPHIE DE LA GUYANE

La Guyane est l'un des trois départements français d'Amérique avec la Martinique et la Guadeloupe. Avec près de 84.000 km2, c'est le plus vaste département français mais aussi le moins densément peuplé. C'est la seule parcelle de terre française, et plus largement d'un Etat appartenant à l'Union européenne, sur le continent sud-américain.

La Guyane a toujours été et demeure marquée par la notion de frontière. Frontières extérieures tout d'abord, puisque son territoire a fait l'objet, depuis son appropriation par la France au XVIIe siècle jusqu'au XXe siècle, de contestations récurrentes avec ses voisins. Frontières intérieures également, à la fois physiques, politiques, économiques, sociales, ethniques et psychologiques.




 

Le toucan à bec rouge

Avec son magnifique bec de plus de 16 cm de long, cet oiseau se délecte des fruits murs.







Le caïman noir ou « jacaré»

Il peut dépasser les 6 m. On le trouve dans les forêts inondées, près des lacs et des rivières au cours lent où il dévore des poissons, des mammifères et même d’autres espèces de caïmans. Sa taille respectable ne l’empêche pas de faire preuve d’une agilité surprenante pour attraper ses proies, aussi bien sur terre que sur l’eau. Grand prédateur pourchassé pour sa peau, il appartient aux espèces menacées en Amazonie.

Le tatou à neuf bandes

Un intrus tapageur fouille en grognant dans les feuilles mortes ? Pas de doute, c’est le curieux tatou à neuf bandes. Ce mammifère attrape les termites et les fourmis avec sa langue gluante, et ses fortes griffes lui permettent de creuser le sol. Sa cuirasse en corne, munie d’écailles articulées, le protège des agressions.





Quelques plantes de la flore guyanaise

L’hibiscus

Cette plante a des propriétés apaisantes et sédatives (qui calment). Elle est aussi très riche en vitamine C.








Le rocouyer

Il est utilisé dans la cuisine et par tous les Amérindiens comme teinture. Les graines sont frottées sur la peau ou bouillies pour en tirer une pâte de couleur orange.








Le manioc

Cette plante (à droite) a des tubercules (ci-dessous) de 50 cm de long et d’un poids de 5 kg. Il ne faut surtout pas y goûter avant de les avoir cuites et préparées selon des règles précises : crues, elles contiennent de la linamarine, une substance proche du cyanure et très toxique.







 


 

LA FAUNE ET LA FLORE DE GUYANE

En Guyane, on recense :

- 186 espèces de mammifères

- 754 espèces d’oiseaux

- plusieurs milliers d’insectes (dont beaucoup restent à identifier)

- plus encore d’espèces de végétaux


Quelques animaux de la faune guyanaise

 
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